François Hollande va-t-il se faire hara-kiri?

L’accession de Jean-Marie Le Pen au 2
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 tour des présidentielles au détriment de Lionel Jospin (PS) avait déclenché un séisme il y a 14 ans (sur la photo, des manifestants anti-Le Pen à Lille en 2002). Aujourd’hui, l’éviction de la gauche socialiste du 2
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 tour est une quasi-certitude.
L’accession de Jean-Marie Le Pen au 2 e tour des présidentielles au détriment de Lionel Jospin (PS) avait déclenché un séisme il y a 14 ans (sur la photo, des manifestants anti-Le Pen à Lille en 2002). Aujourd’hui, l’éviction de la gauche socialiste du 2 e tour est une quasi-certitude. - reuters.

En avril 2002, coup de tonnerre, la gauche n’était pas qualifiée pour le second tour de l’élection présidentielle. C’est Jean-Marie Le Pen qui soufflait la place de Lionel Jospin. Effarement. Consternation. Colère. Comme un bloc de béton qui tombait sur un Parti Socialiste au pouvoir assommé, abasourdi, moralement écrabouillé.

A à peine 1 % près ! A qui la faute ? Si Taubira s’était retirée… Si Chevènement n’avait pas tenté sa chance… Qui pouvait prévoir… Qui avait prévu ? Jusqu’à la veille, aucun sondage ne laissait présager la catastrophe.

Quelques jours plus tard, des foules impressionnantes – mais combien parmi les manifestants avaient-ils voté Jospin ? – déferlèrent sur les centres-villes pour clamer leur volonté de « résistance antifasciste » et prêter, sous le coup de l’émotion, comme torturé par un sentiment de culpabilité, ce serment implicite : « plus jamais ça ! ».

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