«Morte de rien»

«Morte de rien»

Un long procès d’assises se termine, après des années d’enquête et de tumulte médiatique. Le jury populaire acquitte l’accusé, en lui accordant le bénéfice du doute. Dans un éditorial rédigé pour Le Soir quelques heures après ce dénouement, Marc Metdepenningen use de cette formule choc, à propos de la victime : «morte de rien».

Cette expression a de quoi surprendre, d’un point de vue linguistique : si l’on meurt, c’est de quelque chose ; peut-être d’un rien, pas de rien. Mais les emplois de rien couvrent un large spectre de significations, allant du «quelque chose» à «nulle chose», avec des constructions qui leur correspondent. En brouillant ces correspondances bien établies, «morte de rien» nous invite à ne pas réduire à néant certaines évidences…

Vous désirez lire la suite de cet article ?
1€ pour 1 mois (sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct