L’Europe recule sur sa réponse au scandale des Panama Papers

La divulgation d’informations sur les sociétés offshores réclamée lors du procès Deltour-Halet est toujours illégale.
La divulgation d’informations sur les sociétés offshores réclamée lors du procès Deltour-Halet est toujours illégale.

Elle s’est retrouvée bien seule, la Commission européenne, mardi, à défendre face aux ministres des Finances européens le niveau d’ambition de sa réponse au scandale Panama Papers, qui a révélé, notamment dans les colonnes du Soir, l’existence de plus de 300.000 sociétés offshore.

Présentée en juillet dernier dans le cadre d’une révision de sa législation anti blanchiment d’argent, sa proposition visait à rendre publiques les informations sur les bénéficiaires économiques de ces entités, une disposition jugée illégale le mois dernier par les juristes du Conseil (cénacle des États membres). Ceux-ci avançaient que la mesure était disproportionnée par rapport au but qu’elle poursuit, puisque ce n’est pas le grand public qui se charge de la lutte contre la fraude. La protection des données était donc sacro-sainte, dans ce contexte.

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