1997: un «Noir Jaune Blues» porteur de projets

1997: un «Noir Jaune Blues» porteur de projets

En 1997, la Belgique se demandait comment sortir de la dépression profonde de l’Affaire Dutroux. La Marche blanche sur Bruxelles avait rassemblé, quelques mois plus tôt, entre 300 et 500.000 citoyens en colère, réclamant plus de justice, de démocratie et un monde meilleur. Le désarroi des politiques était total.

Au sein du gouvernement, personne ne voyait comment répondre à l’immense attente. L’espoir de changement sera déçu et le mal-être de la population refoulé. Les Belges vont en nourrir une vision de l’avenir menaçante. La société n’était plus simplement en crise, elle entrait dans une période de basculement des valeurs et des institutions. Le citoyen se retrouvait seul, déboussolé, abandonné, condamné à subir les événements du monde. La démocratie représentative cafouillait. L’Etat providence s’effritait. L’école échouait. Muette, incapable de faire son autocritique, la classe politique montrait son impuissance à répondre aux défis.

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