L’Europe doit-elle se convertir au protectionnisme?

Début octobre, la Commission européenne décidait d’imposer des taxes antidumping provisoires sur divers produits sidérurgiques chinois. Le temps de mener l’enquête et, le cas échéant de prolonger pour cinq ans ces surtaxes. Protéger l’acier européen est une priorité, alors que 300.000 emplois pourraient être «
laminés
» par le dumping chinois – autrement dit
: la vente en dessous du prix de revient. © Belga
Début octobre, la Commission européenne décidait d’imposer des taxes antidumping provisoires sur divers produits sidérurgiques chinois. Le temps de mener l’enquête et, le cas échéant de prolonger pour cinq ans ces surtaxes. Protéger l’acier européen est une priorité, alors que 300.000 emplois pourraient être « laminés » par le dumping chinois – autrement dit : la vente en dessous du prix de revient. © Belga - BELGAIMAGE.

L’Europe a du souci à se faire, si elle veut éviter d’être broyée entre l’Amérique de Donald Trump, qui réaffirme un nationalisme économique décomplexé, et la Chine qui, malgré un discours officiellement libre-échangiste (encore réaffirmé au Forum de Davos), fait tout ce qu’elle peut pour tordre les règles de la mondialisation en sa faveur.

On peut rêver que le président Trump (« recadré » par le Congrès) renie ses promesses de renégocier les accords de libre-échange, d’imposer des droits de douane sur les produits chinois, sur les voitures produites au Mexique (notamment par des constructeurs européens), voire sur les importations allemandes – comme il en a fait la menace dans sa récente interview aux quotidiens Times et Bild.

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