Benoît Hamon, la nouvelle gauche du vieux militant

Avec Michel Rocard, en 2008. © MAXPPP.
Avec Michel Rocard, en 2008. © MAXPPP. - MAXPPP.

« Je veux créer un futur désirable  ». Ce dimanche soir, dans le QG où il a réuni ses soutiens pour fêter sa victoire, Benoît Hamon se projette tout de suite vers l’avenir. L’heure est venue de « tourner la page », pour reprendre le titre de son livre paru il y a cinq ans. Celui où il proclamait qu’il était urgent de « déclarer la dissidence  ». Autour de lui, de nombreux jeunes. Lui-même a gardé, à 49 ans, ce faux air d’étudiant attardé. Dans ses poches, lors des débats télévisés, il conservait en guise de porte-bonheur des dessins de ses deux petites filles (« Papa, ratatouille les tous ! »). De là à croire que le candidat investi par la primaire de la Belle Alliance populaire est un homme neuf ? Loin de là. Si Benoît Hamon fait aujourd’hui souffler un vent nouveau sur la gauche, il en est depuis un quart de siècle l’un des mécanos.

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