Les cardiologues refusent de priver les patients de soins vitaux

Le dosage d’un marqueur sanguin peut permettre de confirmer une forte suspicion d’insuffisance cardiaque. Mais cet examen n’est pas remboursé par la Sécu. L’hôpital qui l’utilise pour le bien de son patient doit donc le lui facturer. © Pierre-Yves Thienpont.
Le dosage d’un marqueur sanguin peut permettre de confirmer une forte suspicion d’insuffisance cardiaque. Mais cet examen n’est pas remboursé par la Sécu. L’hôpital qui l’utilise pour le bien de son patient doit donc le lui facturer. © Pierre-Yves Thienpont. - Thienpont.

Le professeur Agnès Pasquet préside la Société belge de cardiologie qui réunit ce jeudi en congrès à Bruxelles plus de 400 membres, en présence de la ministre de la Santé publique. Pasquet s’inquiète des coupes claires dans le budget des hôpitaux : « Nous avons réalisé une forme d’exploit : alors que le poids d’une population plus âgée aurait dû entraîner une part croissante de morts cardiaques, nous sommes parvenus durant quinze ans à équilibrer cette charge en faisant de nombreux progrès thérapeutiques et interventionnels ». Des exemples ? « Le fait qu’on traite un infarctus directement en angioplastie ». L’angioplastie coronaire est l’intervention qui consiste à traiter une artère rétrécie en la dilatant au moyen d’une sonde munie d’un ballon gonflable à son extrémité. « Il y a trente ans, face à un infarctus, on disait gentiment “restez à la maison, attendez que cela passe” ou presque. Je caricature un peu.

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