Cancer colorectal: pourquoi le Wallon se dépiste cinq fois moins que le Flamand?

Cancer colorectal: pourquoi le Wallon se dépiste cinq fois moins que le Flamand?

Quel est le constat ? A l’occasion du congrès du BGDO (Belgian Group of Digestive Oncology) à Anvers, les statistiques du dépistage ont été révélées : 10 % des Wallons à risques se font dépister en moyenne, alors qu’ils sont plus de 50 % en Flandre. « C’est d’autant plus navrant que le dépistage a commencé chez nous dès 2009, alors que la Flandre ne s’y est mise qu’en 2014. Pour une fois, nous étions précurseurs », explique le docteur Ghislain Houbiers, président de la FLCD (Fédération Liégeoise de Cancérologie Digestive). « Mais le niveau de dépistage ne décolle pas. C’est dû à plusieurs raisons. La première est que le patient flamand reçoit tout le kit de dépistage dans sa boîte aux lettres et qu’il n’a plus qu’à renvoyer le test gratuitement par la poste. Tandis que le Wallon ne reçoit qu’une lettre qu’il doit présenter à son généraliste afin d’obtenir le test. Il est clair aussi qu’il y a une différence culturelle, le francophone, plus latin, rechignant à suivre une directive ou une recommandation.

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