James Mattis, un «chien fou» au Pentagone

James Mattis, un «chien fou» au Pentagone
AFP/EMMANUEL DUNAND

« Mad Dog ». Un « chien fou » dans un jeu de quilles : voici à peu près comment Washington, mi-amusé, mi-préoccupé, se figure l’arrivée à la tête du Pentagone du général James « Jim » Mattis, ce mercredi, pour sa première réunion au siège de l’Otan. Nommé secrétaire à la Défense, le vétéran quatre étoiles du corps des Marines, passé par la première guerre du Golfe, l’invasion de l’Irak et l’Afghanistan, laisse dans son sillage une traînée de soufre, pour son caractère bien trempé et un vocabulaire… fleuri, à déconseiller aux âmes sensibles. Comparé par Donald Trump au légendaire George Patton, réputé pour ses jurons de charretier au moins autant que pour sa brillance tactique, Mattis aimait prodiguer de francs conseils à « ses » Marines :« soyez poli, soyez professionnel, mais ayez toujours un plan bien préparé pour tuer tous ceux dont vous croisez le chemin ». A ses interlocuteurs irakiens, il lâchait : « Je viens en paix. Je n’ai pas apporté d’artillerie.

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