«Et si les politiques vivaient une semaine avec nous?»

© Le Soir/Bruno D’Alimonte
© Le Soir/Bruno D’Alimonte - Bruno DALIMONTE

Déjà quand j’étais petite, je me mettais à la fenêtre de ma chambre et je rêvais de prendre la route. Mais j’ai dû attendre mes 40 ans pour réaliser mon rêve : devenir chauffeure poids lourd. Mon papa était indépendant, ma maman couturière. Nous étions cinq enfants. Moi, j’aurais aimé faire des études, mais dans le temps, les filles devaient juste savoir faire le ménage… Mes parents m’ont donc envoyée comme bonne dans une famille bourgeoise à Luxembourg ville. Pour deux mille francs (50 euros) par mois ! J’avais quinze ans. Mais à dix-huit ans, j’ai demandé à reprendre l’école. Après une année d’études, ma mère m’a tendu une feuille décomptant ce que je leur devais pour le kot, les livres, etc. C’était impossible pour moi de faire ça quatre ans. Alors j’ai arrêté et j’ai repris le travail. D’abord dans l’horeca. Puis, comme je faisais énormément de sport, surtout du « body » (bodybuilding), j’ai décidé d’ouvrir ma salle de fitness, à Seraing.

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