Politique urbaine: bilan mitigé des contrats de quartier

Baudouin Deville
Baudouin Deville

En 1991, deux événements majeurs vont secouer la population belge et, en particulier, bruxelloise : ce qu’on a appelé les émeutes de Forest et la montée de l’extrême-droite lors des élections. « Dans les quartiers populaires, ce vote a été interprété par certains comme l’expression d’un désarroi à l’égard de la petite délinquance urbaine » , explique Christine Schaut, chercheuse du Centre CLARA de l’ULB. Faisant des quartiers populaires à la fois le problème et la solution, les autorités publiques mettent alors en œuvre différents dispositifs d’action publique, comme les contrats de quartier et les contrats de sécurité, auxquels s’est intéressée plus particulièrement la chercheuse. « Je voulais analyser comment ils étaient implémentés et fonctionnaient avec les publics-cibles, à savoir les jeunes, souvent jugés menaçants et les personnes dites vulnérables ou menacées », précise-t-elle.

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