Ce jour de mars où nous avons perdu notre innocence

Le temps où Bruxelles brussellait semble à jamais révolu. Ou ne résonne plus que dans la langue de la nostalgie, d’une mythologie bon enfant. © Pierre-Yves Thienpont.
Le temps où Bruxelles brussellait semble à jamais révolu. Ou ne résonne plus que dans la langue de la nostalgie, d’une mythologie bon enfant. © Pierre-Yves Thienpont. - Pierre-Yves Thienpont.

Le mardi 22 mars, au moment où les kamikazes se faisaient exploser dans le hall de l’aéroport de Zaventem, je marchais sur le chemin de l’école de ma fille aînée. J’ai appris la nouvelle vers 8 h 30, au moment de rentrer chez moi. Une bonne demi-heure plus tard, un ami m’appelle de l’étranger. «  Tout va bien ? Vous n’avez rien ?  » Derrière lui, le son de la télévision, branché en direct. Il m’interrompt. «  Un autre attentat aurait eu lieu à l’instant, dans un métro.  » Je raccroche. Ecoute les premières nouvelles. Il est 9 h 25. Premier réflexe : aller rechercher ma fille à l’école. J’arrive là-bas parmi les premiers. Les consignes de sécurité n’ont pas encore été prises. C’est ma chance. Quelques enfants peuvent sortir au compte-gouttes. Ma fille, un peu surprise, me rejoint.

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