Un an après à Zaventem, l’hypervigilance, tout le temps

Un an après à Zaventem, l’hypervigilance, tout le temps

C’est un jeu discret et poli de regards interrogateurs et de signes furtifs.« C’est à vous ? » Les sourires aimables que le couple assis près de la grosse valise rouge adresse depuis deux bonnes minutes aux clients du café de l’aéroport se crispent peu à peu. Lui se lève finalement. « Excusez-moi, la valise, c’est à vous ? » Non. « Vous ? » Non. Non, non, non. Une femme venue tenir compagnie à sa belle-mère commence à s’agiter sur son siège. Peut-être temps de partir. « C’est juste quelqu’un qui l’a oubliée », calme l’aînée.

Et en un rien de temps, c’est fait : l’angoisse. Nouvelle compagne des employés et usagers de l’aéroport de Bruxelles. Une espèce d’hypervigilance, de panique étouffée par un souci de bienséance, de vivre-ensemble. C’est juste une valise oubliée après tout.

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