Et si leur haine nous avait contaminés?

Et si leur haine nous avait contaminés?

Le temps suspendu.

Un moment sans plus de minutes ou de secondes.

Un silence assourdissant transpercé par des sirènes, et des sirènes, et des sirènes.

Nous n’oublierons jamais.

Etrange sentiment. Comme si une partie de nous était restée figée à la place précise où nous avons appris cette chose – les morts, l’aéroport explosé, le métro éventré – tandis que l’autre a recommencé à marcher, à boire, à travailler et à rire. Oui, à rire.

On ne sait plus si c’était le lendemain ou une semaine plus tard, ou encore après, que nous nous sommes remis en route.

On sait juste que dans l’instant, et jusqu’à très tard dans la nuit, on n’a pas pu bouger, stupéfiés par la violence, tétanisés par la peur, anéantis par la mort. Chez nous, là, soudain, à portée parfois même de notre propre corps.

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