Ne pas confondre liberté académique et liberté d’expression

Ne pas confondre liberté académique et liberté d’expression

Dans une carte blanche publiée par Le Soir ce 29 mars 2017, mes collègues Jean Bricmont et Michel Ghins s’inquiètent des menaces que le traitement du cas de Stéphane Mercier ferait peser sur la liberté académique et la liberté d’expression à l’UCL. Comme ils le rappellent, M. Mercier a exposé dans le cadre d’un cours de première année à l’Ecole polytechnique de Louvain un argumentaire « pro-vie », reposant pour l’essentiel sur l’idée que l’embryon humain est une personne dès la conception. Dans ses notes de cours, il explique ainsi que, du moins si l’on suit cet argumentaire, l’avortement doit être vu comme «  un meurtre particulièrement abject  ». Alertées par des étudiantes et des étudiants, les autorités de l’UCL ont engagé une procédure disciplinaire à son encontre. MM. Bricmont et Ghins appellent ces autorités à ne pas le sanctionner.

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