Quand l’Europe investissait dans les paradis fiscaux

Le commissaire à la Fiscalité, Pierre Moscovici, (à droite) a fait adopter une «
stratégie extérieure
» contre l’optimisation fiscale. Des courriers ont alors été échangés entre lui et le président de la Banque européenne d’investissements, Werner Hoyer.
Le commissaire à la Fiscalité, Pierre Moscovici, (à droite) a fait adopter une « stratégie extérieure » contre l’optimisation fiscale. Des courriers ont alors été échangés entre lui et le président de la Banque européenne d’investissements, Werner Hoyer.

C’est une institution quasiment inconnue du grand public mais qui brasse pourtant chaque année des milliards d’euros : la Banque européenne d’investissement (BEI). Elle se définit comme le « plus grand emprunteur et prêteur multilatéral du monde ». Ses actionnaires, ce sont les pays européens. Son capital, c’est l’argent du contribuable. Et c’est derrière elle que la Commission européenne s’active depuis plusieurs mois pour éviter que l’argent public européen ne s’évapore dans des paradis fiscaux.

Selon nos informations, rien qu’en 2016, c’est environ un milliard d’euros de fonds publics que la Commission européenne a empêché d’y transiter. Soit bien davantage que ce qui était imaginé jusqu’à présent. La plus récente étude sur le sujet, publiée en septembre dernier par la plateforme CounterBalance, estimait par exemple à 470 millions – entre 2011 et 2015 –, les financements de la BEI dans des fonds d’investissement situés dans ces paradis fiscaux.

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