Le cadeau empoisonné de Louis XVIII à Napoléon

L’entrée de Louis XVIII à Paris, le 3 mai 1814. « Ils mettent sur le trône un Roi qui n’est pas un aventurier. C’est l’exact contraire de Napoléon. Il se déplace mal, il est vieux, gros, se prend pour le plus grand Roi de l’univers alors qu’il vient de rentrer en France par la petite porte. », commente l’historien Thierry Lentz.
L’entrée de Louis XVIII à Paris, le 3 mai 1814. « Ils mettent sur le trône un Roi qui n’est pas un aventurier. C’est l’exact contraire de Napoléon. Il se déplace mal, il est vieux, gros, se prend pour le plus grand Roi de l’univers alors qu’il vient de rentrer en France par la petite porte. », commente l’historien Thierry Lentz.

N’en déplaise à sa royale suffisance, rien n’indiquait qu’il régnerait un jour. Il n’était que le cadet de Louis XVI, monté sur le trône de France avant de monter sur l’échafaud. Il n’avait eu d’autre choix que l’exil en diverses contrées où on l’avait parfois traité comme un de ces cousins pique-assiette. Il avait surtout vu « Buonaparte », ce hobereau corse, devenir empereur et mettre à genoux bien des têtes couronnées de par l’Europe. Il n’était plus grand-chose. En 1807, l’Angleterre avait fini par l’accueillir à condition qu’il se comporte comme un simple particulier et s’abstienne de toute action politique en terres d’outre-Manche.

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