Profs de langue dans les institutions européennes: «Des conditions proches de l’illégalité»

Chaque année, 150 professeurs indépendants enseignent leur langue maternelle à quelque 11.000 fonctionnaires et contractuels européens. © L’Alsace/Denis Sollier.
Chaque année, 150 professeurs indépendants enseignent leur langue maternelle à quelque 11.000 fonctionnaires et contractuels européens. © L’Alsace/Denis Sollier.

« Travailler pour l’Union européenne, c’était un rêve… C’est pour ça que je suis venue en Belgique. Jamais je n’aurais pu imaginer que cela se passerait comme ça.  » Entre deux phrases, le souffle court, Sonia* tente de contenir son émotion : «  J’ai honte d’aller travailler tous les jours pour les institutions européennes et de ne pas avoir assez d’argent pour vivre correctement.  » Recrutée il y a deux ans par le CLL, la principale école de langue contractante de la Commission européenne, la jeune femme est à bout de nerfs depuis la fin de l’année 2016, après qu’une de ses collègues a souffert d’un malaise cardiaque. «  Ça lui est arrivé après plusieurs semaines de stress intense, avec un surplus d’heures de travail et une rémunération toujours trop basse

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