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Déconnectés, les élus? Ben voyons...

Extraordinary Congress of the FGTB

Pour des raisons pratiques… Les canailles qui ont de petites fautes à se reprocher sont priées de (discrètement) se signaler à leurs parlements pour que ceux-ci puissent s’organiser un minimum. Le fait est que, au train où ça va, il n’y aura bientôt plus assez de députés pour former des commissions d’enquête parlementaires.

Après le Kazakhgate, Publifin et cie, une nouvelle commission va se pencher sur le Samusocial de Bruxelles dont les dirigeants se payaient (bien) sur le dos des nécessiteux. La règle pose que le total des émoluments d’un mandataire ne peut pas dépasser 150 % de l’indemnité parlementaire (182.000 euros brut). Mais cette limite ne cible que les rémunérations publiques. Le Samusocial a statut privé.

Donc, salaire = privé.

Donc = va te faire foutre le plafond.

La question a fusé cette semaine, à l’addition des affaires touchant le PS (sans remonter au déluge : Agusta, la Carolo, Publifin, l’ISPPC, Samusocial, etc., etc., etc.) : qu’est-ce qui explique que le PS est mouillé comme un étang alors que les autres partis restent (plus au moins) au sec ?

Le pouvoir, of course. Le PS s’est installé en Wallonie comme les racines de l’oyat retiennent les dunes. On a aussi entendu parler d’une « déconnexion des réalités ». Nos élus vivraient à 10.000 pieds du sol, sans plus mesurer l’énormité de leurs salaires.

Conneries.

Les élus ne sont pas ces pachas de l’industrie qui n’ont jamais mis moins de 100 m entre eux et un prolétaire. Ce sont des élus de terrain, très au fait des réalités de la vie. Yvan Mayeur est assistant social. Il a présidé le CPAS de 1995 à 2013. Pascale Peraïta a dirigé le Samusocial de 1999 à 2013, avant de présider le CPAS. La misère, ils savent. Elle leur a soufflé dans le nez tous les jours et longtemps.

Si quelqu’un semble déconnecté du réel, c’est le patron. En selle depuis 1999, longtemps brillant, vif, inspiré, Elio Di Rupo est aujourd’hui méconnaissable, dépassé, à contretemps, pusillanime. A-t-il tiré les leçons des affaires carolo de 2005 ? Les faits prouvent que non. A-t-il agi en 2013, quand l’Inspection des finances a commencé à renifler des faits curieux au Samusocial (gestion floue, sursalaires) ? Les faits prouvent que non.

On dira : le président ne peut pas avoir l’œil à tout. Si. Il doit avoir l’œil à tout. C’est même son travail.

Di Rupo est-il encore à sa place ? Les barons du PS décrètent en général que le moment n’est pas idéal pour lancer une présidentielle et qu’il est préférable de laisser passer les communales (2018) et les fédérales/régionales (2019).

Bref : on bougera après le scrutin mais ne touche à rien avant.

Ah...

Z’êtes totalement sûrs de votre coup, les mecs ?

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