Malte, juge et partie dans la lutte contre le blanchiment

Le Premier ministre maltais Joseph Muscat, qui sera ce mercredi au Parlement européen pour un débat sur les Panama Papers, est en difficulté
: son épouse Michelle (à g.) est aussi soupçonnée d’être la bénéficiaire d’une société écran. © Reuters.
Le Premier ministre maltais Joseph Muscat, qui sera ce mercredi au Parlement européen pour un débat sur les Panama Papers, est en difficulté : son épouse Michelle (à g.) est aussi soupçonnée d’être la bénéficiaire d’une société écran. © Reuters. - Reuters.

Petite île, large attention. Rarement les faits et gestes d’une présidence du Conseil de l’UE (cénacle des pays européens) auront été à ce point disséqués. Et dans le cas du mandat de Malte, qui pilote les travaux européens ce semestre, certaines positions ont de quoi surprendre compte tenu du bagage d’allégations que traîne la classe politique maltaise.

Malte est en effet en charge de forger des compromis entre le Conseil, la Commission et le Parlement européen sur le projet de renforcement de la législation anti-blanchiment d’argent. Ce texte avait initialement été pensé pour tarir les ressources financières des réseaux terroristes, mais la Commission avait bidouillé quelques dispositions de dernière minute pour faire d’une pierre deux coups et répondre par la même occasion au scandale des Panama Papers.

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