Bernard Wesphael: flagrant délit ou injustice flagrante?

Rien n’est pire qu’un homme lynché par les médias avant d’avoir même pu s’expliquer devant ses juges. C’est pourtant ce qui arrive aujourd’hui à Bernard Wesphael, victime tout à la fois d’une attitude contestable des autorités judiciaires et de médias sans vergogne.

Lorsque, en 1831, le constituant a créé des immunités parlementaires, c’était précisément pour préserver les élus de la Nation de l’arbitraire du pouvoir judiciaire. Pendant longtemps, on a imaginé qu’il s’agissait là d’une protection plus symbolique que réellement nécessaire, tant il était inimaginable que des juges puissent manquer à leur devoir d’intégrité. Depuis une vingtaine d’années, cependant, plusieurs affaires ont révélé que des magistrats ou des enquêteurs pouvaient déraper et faire des choix qui n’étaient pas forcément exempts d’arrière-pensées politiques.

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