Fil info

La disparition de James Salter

James Salter était devenu écrivain en utilisant son expérience de pilote de chasse pendant la guerre de Corée. Il est mort vendredi en faisant sa gymnastique, à 90 ans. Entre-temps, il avait publié une vingtaine de livres dont L’homme des hautes solitudes, où il était question d’alpinisme. Si on s’arrête là, sur l’image d’un Américain viril soucieux de se façonner une image de dur à cuire, on a tout faux.

Car, si les limites physiques de l’endurance humaines ont été plusieurs fois le prétexte de ses livres, James Salter a toujours cherché plus en profondeur des vérités complexes où le goût de la victoire se teinte d’amertume, où la fraternité s’assombrit de rivalités. On vient d’en avoir la démonstration en lisant enfin en français son premier roman, Pour la gloire. L’œuvre a été traduite dans un grand désordre, malgré lequel une cohérence s’impose.

Vous désirez lire la suite ?
1€ le 1er mois
(sans engagement)
J'en profite
Chargement
A la une
Tous

En direct

Le direct