Jean-Claude Juncker, un crocodile encore vert à la tête de la Commission européenne

J unior.» Aujourd’hui, on a de la peine à imaginer que tel fut un jour le sobriquet du vétéran de la politique européenne qu’est Jean-Claude Juncker. C’était ainsi que le chancelier Helmut Kohl appelait celui qui était devenu secrétaire d’Etat au Travail à 28 ans, en 1984, et Premier ministre du Grand-Duché onze ans plus tard, à 40 ans. Jusqu’à l’automne dernier, il était resté l’occupant sans interruption de l’Hôtel de Bourgogne, abritant le cabinet du Premier ministre. Ce qui lui permettait de dire ces dernières années: «Avec l’euro, je suis le seul survivant du traité de Maastricht».

A la longue, la plaisanterie avait fini par agacer: on dit que plus d’une fois aux sommets européens, Angela Merkel et Nicolas Sarkozy avaient eu les têtes de convives prenant leur mal en patience, comme lorsque le vieil oncle s’obstine à raconter ses souvenirs.

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