L’Europe capitule

face aux banques « too big to fail »

Alors que l’on vient de  « fêter », début août, le dixième anniversaire des premiers soubresauts de la crise financière, la Commission a officiellement enterré, la semaine passée, la proposition de directive présentée par le commissaire Barnier en janvier 2014. La nouvelle n’a guère fait de vagues – sauf de-ci de-là dans la presse financière où l’on y lisait le « soulagement » (il eût fallu parler de cri de victoire) de ces institutions financières « too big to fail » (trop grande pour faire faillite, TBTF) qui n’en voulaient à aucun prix.

Car la proposition Barnier, même si elle n’exigeait pas la scission (patrimoniale) entre les activités de banque de détail et les activités de banques d’affaires, menaçait leur « business model. » Elle interdisait en effet le « négoce pour compte propre » et imposait, au-delà d’un certain seuil, le cantonnement des activités de banque d’affaires dans une filiale séparée.

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