5. La Turquie broie du noir

5. La Turquie broie du noir

Recep Tayyip Erdogan broie du noir et cela se comprend. Son choix anti-régime l’avait contraint à accepter de nombreux réfugiés, qu’il a dignement accueillis. Mais, entre 2013 et 2015, sa phobie des Kurdes l’avait poussé à se montrer complaisant avec les djihadistes, féroces ennemis des Kurdes, qui passaient par son pays pour guerroyer en Syrie. Une stratégie intenable à long terme.

Depuis 2016 au moins, il a changé son fusil d’épaule. Puisque les Américains pactisent avec le PKK-PYD, lui s’allierait avec les Russes. Dont coût : l’abandon des rebelles d’Alep, dès lors écrasés. Depuis lors, Ankara collabore avec Moscou et Téhéran pour stabiliser le voisin du sud et surtout pour limiter les gains kurdes. Entre deux et trois mille soldats turcs sont déployés dans le nord syrien à cette fin.

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